ITyPA, un Mooc vu dans les coulisses

ou comment s'est monté ce Mooc

Non pas « Pourquoi ils partent ? » mais « Pourquoi ils restent ? »

14 Commentaires

3062160992_284af87a2aJe lis le message d’une participante à ITyPA 2, qui se présente ainsi :

« Je vous écris du Maroc où je travaille dans un service de formation à distance au sein du Ministère des Finances. Je suis chargée de la conception des cours en ligne ainsi que la gestion et suivi des apprenants. Un de nos gros problèmes est l’abandon et manque de motivation malgré des tentatives de solutions. Je participe donc à ce Mooc pour voir si cette expérience ne pourrait pas être tentée chez nous bien que je reste très sceptique (…)« .

Voilà un message qui m’interpelle, et je me suis empressée de répondre à cette participante, qui a mis en évidence quelque chose que l’on a tendance à occulter depuis la début de la vogue des Moocs : l’important taux d’abandon avant la fin du cours et le faible taux de participation aux activités (manque de motivation) sont des problèmes que l’on connaît depuis longtemps dans l’e-learning. Le battage médiatique lié aux Moocs et le changement d’échelle, tant pour le nmbre d’inscrits que pour le pourcentage de « décrocheurs » ont laissé penser que le faible taux d’achèvement était lié à ce dispositif spécifique de formation en ligne, mais il n’en est rien. L’e-learning pousse-bouton, celui dans lequel la seule interaction entre le participant (isolé, sans contact avec d’autres personnes) et la machine réside dans le fait de cliquer sur la flèche pour passer à la page suivante, connaît des taux d’abandon qui tournent autour de 80 %. Cet e-learning automatique existe encore, même si plus personne ne se fait d’illusion sur son efficacité. Et s’il existe encore dans les catalogues, c’est qu’il y a encore des gens pour acheter de tels modules, dans une logique d’obligation de moyens (montrer que l’on fait quelque chose pour mettre les connaissances à portée des étudiants, des salariés…) et non une obligation de résultats (ça ne sert à rien, mais on a fait notre devoir et on a dépensé nos sous).

Il existe heureusement des formes d’e-learning de bien meilleure qualité, qui parviennent à retenir les participants jusqu’au bout ou, du moins, plus longtemps. Le tutorat, la présence d’activités interactives plus intelligentes que le simple fait de cliquer sur une flèche et surtout, surtout la valorisation d’une communauté d’apprenants par le biais d’interactions diversifiées et bénéficiant d’un certain niveau de liberté (relâche du tracking cher au coeur des technopédagogues et des financeurs de formation mais tellement infantilisant) ont considérablement diminué les taux d’abandon, qui oscillent entre 15 et 40 %.

Tout ceci s’entend bien entendu dans un contexte peu contraignant pour l’apprenant. Il est bien évident que si vous avez payé (cher) pour votre formation en ligne et/ou si de la réussite de celle-ci dépend l’accès à un diplôme ou à une promotion professionnelle, vous serez plus enclin à aller jusqu’au bout que si vous vous êtes inscrit juste parce que vous avez vu de la lumière dans cette fenêtre-là de votre navigateur.

Dans la mesure où dans la plupart des cas aujourd’hui, la participation à un Mooc est un acte volontaire et non contraint, où aucun « contrat » ne lie le participant à l’institution qui dispense du cours, et où rien ne vient donc sanctionner un abandon en cours de route, la question de la persistance dans les Moocs me semble mal posée.

Il s’agit moins de savoir « Pourquoi tous ceux-ci abandonnent » que « Pourquoi ceux-là continuent jusqu’au bout ». Autrement dit, plutôt que de chercher les causes d’un échec qui n’en est pas un (sauf si l’on annonce que l’on va apporter l’éducation au monde entier, même pas peur), cherchons plutôt les raisons d’un incontestable succès : dans chaque Mooc, plusieurs centaines – milliers – dizaines de milliers de personnes suivent un programme d’étude dans son entier et en apprennent suffisamment pour obtenir le certificat de réussite, quand celui-ci existe.

En renversant l’interrogation, il ne s’agit pas seulement de voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide, de faire preuve d’optimiste ou d’appliquer la pensée positive. Il s’agit surtout de repérer ce qui fait le meilleur des dispositifs et de partager les bonnes pratiques, pour créer des Moocs de plus en plus efficaces et attractifs.

Puisqu’il y a quelques chercheurs en sciences de l’éducation qui observent (mais participent-ils ?) le Mooc ITyPA2, il serait intéressant qu’ils puissent apporter leur contribution à cette entreprise, comme les participants individuels qui ont pris la décision de suivre lTYPA, les groupes qui se sont inscrits, et nous-mêmes, les animateurs.

Pour ma part, je suis sûre qu’il y a quelque chose de puissamment motivant et intellectuellement stimulant dans la communauté des pairs, le fait que la communauté soit à la fois soutenante pour ses membres et toujours ouverte, accueillante. Une communauté dans un environnement porteur, à un moment bien identifié : il y a quelque chose ici.

Merci de laisser des commentaires si vous souhaitez contribuer à cette identification de bonnes pratiques, avec des exemples tirés d’ITyPA 2 ou d’autres cMOOCs de préférence.

Illustration : cc licensed ( BY NC SA ) flickr photo by Mohammed Marhoon

Auteur : Christine Vaufrey

Consultante en digital learning et MOOCs, je veille, surveille et expérimente toutes les formes d'apprentissage en ligne.

14 réflexions sur “Non pas « Pourquoi ils partent ? » mais « Pourquoi ils restent ? »

  1. Bonjour,
    Je suis intéressée par cette proposition d’observation collaborative… Je suis inscrite à ITyPA2 sans savoir si j’aurai beaucoup de temps à y consacrer, mais avec beaucoup de curiosité. Je ne suis pas chercheuse actuellement (fraîchement diplômée d’un cursus « ingénierie de la FAD » et embauchée dans la foulée), mais je n’exclus pas de m’y remettre un jour. Je me disais la semaine dernière en parcourant les groupes sur ITyPA qu’il n’y avait pas de groupe »pédagogie de la FOAD ».
    C’est peut-être quelque chose à lancer?

    • Bonjour,
      Pourquoi pas, en effet ? Vous êtes libre de créer un groupe dans l’espace ITyPA 2. Vous pouvez l’annoncer à tous les membres (dans votre profil de membre, onglet « activités », puis « une annonce à tous »), en leur proposant de vous rejoindre. Ceci dit, je ne suis pas certaine qu’il faille parler ici exclusivement de pédagogie, ce qui laisse entendre que c’est au prof / animateur / concepteur de faire quelque chose pour motiver les participants.Il me semble en effet que ce sont les participants eux-mêmes qui, pour une large part, créent les conditions de leur persistance et de celle de leurs pairs. Ce qui constitue un champ d’exploration et de recherche moins exploré que celui de la pédagogie. Il faut plutôt chercher du côté de l’organisation des communautés…

  2. Depuis plus de 10 ans, beaucoup ne voient l’e-learning que sous la forme du presse-bouton. D’autres modèles existaient cependant mais sans avoir la diffusion du mooc car c’étaient des dispositifs fermés et payants.
    les moocs font exploser le modèle en mettant l’apprentissage socio-constructiviste à la portée de centaines de participants.
    Malgré cela, l’autonomie dans l’apprentissage est très important et n’est sans doute pas à la portée de tous.

    • Bonjour Odile,
      Vous avez raison, le fait de cacher ce que l’on fait laisse penser qu’on ne fait rien ! C’est le drame de la FAD universitaire, et du savoir-faire pédagogique en général, qui se forge et s’épanouit derrière des portes closes, que celles-ci soient réelles ou virtuelles.
      L’autonomie est une sorte de serpent de mer, comme la motivation… Elle croît dans des environnements favorables. Les dispositifs ultra-tutorés et dans lesquels le moindre battement de cil de l’apprenant est consigné ne me semblent pas du tout autonomisants, justement. Dans les Moocs, les participants doivent conduire eux-mêmes leurs parcours car ils sont trop nombreux pour être encadrés de près. Et du coup, c’est la communauté qui devient (ou doit devenir) l’environnement favorable, bien plus que le dispositif mis en place par l’institution…

  3. Pingback: Non pas "Pourquoi ils partent ?" mais...

  4. Bonjour Christine,
    Comme le dit Marcel Lebrun (et bien d’autres) « enseigner, c’est créer des situations où l’apprenant puisse apprendre ». En proposant un MOOC, vous créez une situation d’apprentissage riche mais exigeante. Après, libre à chacun d’accepter et d’adhérer à cette proposition … ou pas.
    Le MOOC s’apparente au social learning et j’aime bien ce que dit Michael Rose : « Pour que le social learning soit fonctionnel, chaque employé doit savoir qu’il est responsable autant de sa propre formation que de celle des autres ». Et je crois que c’est ce qu’on retrouve dans le contexte ITyPA. L’année dernière, je parlais de la bienveillance de la communauté, je crois que cette année, on va retrouver cette ambiance très favorable qui porte chaque participant. C’est effectivement cette communauté qui, à mon avis, soutien la motivation de nombre de participants.

    Bonne continuation, et merci pour cette opportunité d’apprendre que vous nous offrez …

    • Bonjour Jacques,
      Merci pour ton message très bienveillant, justement, comme à chaque fois que tu prends la parole.
      Sur le principe de l’environnement favorable et de la communauté porteuse, nous sommes bien d’accord, et d’accord avec Marcel. Maintenant, essayons d’interroger les grands fondamentaux. Pourquoi la conversation en grande communauté est-elle un bon support d’apprentissage ? Parce qu’il y a mécaniquement plus de « meneurs » dans un grand groupe que dans un petit. Si, dans un groupe de 1000, 10 personnes lancent des sujets stimulants chaque jour, cela va créer plus de mouvement qu’1 personne remplissant cette fonction dans un groupe de 100. Ca, c’est ce que Jean-Michel Cornu nous a appris l’an dernier.
      Reculons encore d’un cran : qu’est-ce qui fait la qualité (ie : stimule l’envie de participer à la conversation, provoque une réflexion sur le sujet, attise la curiosité pour un outil, un concept…) des interventions des participants et de leurs interactions, au-delà de la bienveillance et de leur nombre ?
      Hum. Je crois que j’ai une idée de carte mentale qui me vient :-)
      Sur le social learning : le cMooc est une excellente illustration de la force du social learning. Ce n’est pas pour rien que F. Domon revient nous voir cette année :-) Chacun est responsable de soi et des autres : oui, encore une fois, dans l’absolu. Maintenant, peut-on espérer développer ce sentiment chez ceux qui n’en sont pas tout à fait convaincus ? Et comment ? C’est ma préoccupation quotidienne en formation…
      Affaire à suivre !

  5. Je suis étudiant en master 2 recherche (MARDIF) en sciences de l’éducation et je me suis inscrit au MOOC GDP pour voir « de l’intérieur » et pour écrire une note de recherche.
    J’ai une bonne expérience de la Fad ayant suivi toute ma reprise d’étude depuis 5 ans en Fad dans le dispositif Forse de l’université de Rouen. Les recherches en Fad disent presque systématiquement que le tutorat est incontournable en Fad pour garantir un accompagnement correct des étudiants.
    Mais cette option s’est arrêtée en licence et je n’ai eu depuis comme interlocuteur que mes directeurs de mémoire et… mes pairs.
    Il est clair que les motivations pour continuer en Fad relèvent encore d’une démarche personnelle ou se mélange opiniâtreté, sentiment d’efficacité personnel, distinction, qu’il faudrait étudier plus longuement.
    Les cours dispensés en FAD sont souvent des PDF reçus et étudiés seuls dans son coin au même titre qu’un livre et j’ai regretté souvent de ne pas avoir un supplément d’âme qui pourrait se placer dans une capsule vidéo dans lequel un professeur pourrait commenter sont cours et le rendre plus vivant ou plus clair. Le rendre interactif par des questions commentées régulièrement.
    Cette innovation semble pouvoir se mettre en place avec les Moocs et c’est ce que je remarque dans celui que je suis actuellement, le Mooc GDP de centrale Lille.
    Le modèle n’est pas loin de la classe inversée qui est apparue ces dernières années. Une vidéo en ligne est consultable partout et autant de fois que l’on le souhaite. L’étude est faite donc en amont et évaluée ensuite en ligne.
    Plusieurs certifications sont envisagées avec le certificat classique qui est constitué de tests de type QCM. C’est simple et efficace pour l’apprentissage, puisque lorsque je n’avais pas la réponse, mon réflexe fut d’aller voir sur le cours en vidéo pour vérifier. Donc le renforcement d’apprentissage se constitue et c’est bien le but de la manœuvre, car il est possible de répondre trois fois au même questionnaire.
    Le certificat avancé est plus complexe et demande un peu plus d’engagements. Un devoir doit être rendu une fois par semaine. C’est à la fois contraignant, mais extrêmement formateur et surtout l’engagement est pris de corriger 5 copies d’autres élèves ce qui oblige à la rigueur et renforce encore l’apprentissage. Le modèle MOOC étant massif il est impossible même a une équipe de pouvoir corriger plusieurs milliers de copies en moins d’une semaine. Une grille de correction et un barème sont fournis afin d’avoir les mêmes vues de correction. Une consigne de correction positive est quand même demandée à chaque correcteur. Les corrections doivent être rendues le samedi de la semaine en cours.
    Ce modèle est encore expérimental et devra se développer s’il veut être plus ambitieux et aller vers des questionnaires à choix multiples plus complexes de type assertion raison (Williams, 2006) (Leclercq, D. 2006).

    Plusieurs questions apparaissent comme la question du massif qui excite autant les organisateurs (fiers ? ) de créer un cours pour autant de personnes et pour les apprenants qui sont (fiers ? ) de participer à des cours si loin des standards de la formation classique.

    Peut-on diplômer avec un Mooc ?
    Cette question devra trouver sa réponse peut-être par un système de tiers de confiance et participe à la généralisation des signatures électroniques. Les banques sont demandeuses et si on est identifié par sa banque, pourquoi pas pour un examen ? Peut-être que c’est un local adapté comme une cabine d’examen ouverte 24/24 qui serait en mesure de vérifier que la bonne personne répond sans documents et sans aide extérieure.

    bon je retourne à mon Mooc GDP

    Marc Lelievre

    Sources :
    Leclercq, D. (2006) L’évolution des QCM. In G. Figari et L. Mottier-Lopez. Recherches sur l’évaluation en Education. Paris : L’Harmattan, 139-146.

    Williams, J. B. (2006). Assertion-reason multiple-choice testing as a tool for deep learning: a qualitative analysis. Assessment & Evaluation in Higher Education, 31(3), 287–301.

    • Bonjour Marc,
      Merci de votre long message détaillé sur les formes données à la stimulation de l’engagement dans le Mooc GdP. Ce Mooc est exemplaire à ce niveau, c’est une très grande réussite et l’équipe a le souci permanent des participants. Les différents niveaux de participation / validation constituent une très bonne trouvaille.
      J’ai rencontré récemment un participant au Mooc GdP qui me disait ne pas avoir le temps de passer les différentes certifications, mais y rester à cause de la qualité des conversations développées entre les participants. Lui-même enseigne la gestion de projet à l’université en Algérie et il a constaté que de nombreux participants sont déjà très pointus sur le sujet. Il a donc avec eux des conversations « expertes » qu’il ne trouve pas dans son environnement habituel.
      D’après les données qui remontent de différents Moocs, une part importante des participants n’est pas constituée de débutants, même s’il s’agit de Moocs d’introduction à -. Ce sont des gens qui connaissent un sujet et viennent y rencontrer leurs pairs. Dans cette perspective, le contenu du cours est une base sur laquelle se construisent les échanges. Si on y ajoute les stimulations apportées par l’équipe sous forme de badges, de quiz, de rendez-vous réguliers, etc. on a bien le fameux environnement favorable à l’apprentissage. Et les « vrais débutants » (car il y en a, bien sûr) sont accueillis par une communauté experte bienveillante qui partage volontiers son savoir, puisque ce dernier ne constitue pas ici un enjeu de pouvoir.

    • Pour ce qui concerne la certification, je pense que la piste de la construction de son portfolio doit être envisagée.
      Dans une experience précédente, c’est un modèle que j’ai vécu. Cela responsabilise l’apprenant par rapport à son apprentissage. Il doit construire son dossier (ou reconstruire) son dossier de réalisations. En y ajoutant une reflexion metacognitive, il peut réellement faire le point sur ses compétences acquises et la manière dont il les a intégrées.

      • Oui, c’est cette voie que nous avons choisi dans ITyPA 2 : un court dossier de preuves + analyse pour chaque compétence à certifier.

  6. bien le bonjour pour ma part ce qui me préoccupe aussi c’est de voir à moyen terme le moyens de valoriser la acquis dans ma pratique de tout les jours. ce qui est problématique lorsque l’on veut développer quelque chose en ligne c’est qu’on a l’impression souvent d’aller à contre courant tout le monde à toujours tout fait et on prêche quelque part dans le désert. mais ce n’est de nature à arrêter la machine ou à susciter la démotivation

    • Bonjour Eric,
      Oui, effectivement, on a parfois l’impression d’avoir deux vies : la vie palpitante des Moocs (et des réseaux, des espaces d’échange entre passionnés de quelque chose…) et la vie quotidienne de prof, de formateur, de responsable formation, de salarié qui aimerait mieux partager les connaissances avec ses collègues, etc. mais qui se sent bien seul… Alors on peut dire « mon heure viendra » et attendre; il arrive que l’heure vienne mais ça peut être long. par exemple, le centre de formation dans lequel je donne des cours a été contraint de réduire le coût de certaines de ses formations. Ca a été le déclic (il y avait eu bien des réflexions avant sur le sujet, mais rien qui fasse passer à l’acte) pour hybrider certains cours et tester la classe inversée. Deux ou trois formateurs intéressés par l’innovation pédagogique s’y mettent, du coup ça intéresse les autres et le mouvement se lance.
      On peut aussi tester sur un tout petit périmètre, faire dans son coin, dans les limites de sa marge de manoeuvre. Après tout, c’est encore le mode de création des Moocs dans bien des Unis : les profs volontaires s’y mettent et « mooquisent » (!!) les cours qu’ils maîtrisent le mieux.
      Quoi qu’il en soit et sans nier qu’il y a à boire et à manger dans toute cette frénésie autour des Moocs, il me semble que ça a un avantage majeur : poser en termes audibles et compréhensibles la question de l’apprentissage avec les outils et ressources numériques. Et ça, ça va faire bouger tout le monde.

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